• Les poils... sans tabou !

    Source : leblogdeclarad.eklablog.fr

    Hey ! Je suis contente de vous retrouver enfin avec un nouvel article après un mois d'absence, la rentrée a été plus compliquée que ce que je pensais, je vous raconterai tout dans mon vlog qui sera en ligne jeudi (notez notez !). Je n'ai pas beaucoup le moral, d'où l'absence d'article... puis vous savez bien je ne disparaît pas vraiment, je suis toujours dans les parages. Cet article est resté inachevé pendant des semaines mais ça y est je le publie enfin ! Le sujet d'aujourd'hui est assez inhabituel, puisqu'on va parler des poils et plus particulièrement le rapport entre les poils et les femmes dans la société. J'ai déjà évoqué le sujet des poils mais de façon très différente, je ne vous parlais pas du poil en lui même mais plutôt des multiples façons de s'en débarrasser. Je vous ai annoncé dernièrement mon ambition de créer des articles plus philosophique dans le sens où ils sont plus travaillés et réfléchis par moi même. Mon but n'est pas de créer des débats acharnés mais d'évoquer des sujets et en parler ensemble sans prise de tête. C'est un travail très, voir trop, ambitieux à mon goût alors j'essaie de le traiter simplement, à ma façon, en partageant mon évolution face à des sujets divers. Je vais vous parler des poils, de mon rapport aux poils et de son évolution dans le but de vous faire réagir dans les commentaires sur votre propre point de vue et expérience. J'espère que ça va vous plaire, c'est parti !

    Tout d'abord, le poil qu'est-ce que c'est ?

    Un poil est une production épidermique qui se situe sur de nombreuses parties du corps (humain ici en occurrence). On le trouve en plus grande quantité à l'âge pubère où il se développe principalement sur les jambes, le pubis, le bras, le visage, le nez mais aussi les cheveux, les cils, etc. Le poil est constitué principalement de kératine, sa couleur, sa consistance et son abondance dépend d'un personne à une autre et de l'hérédité. (source : http://sante-medecine.journaldesfemmes.com).

    La poil et la société

    La particularité du poil est que même s'il est arraché à sa racine (le bulbe) il repoussera sans cesse. Dans notre société occidentale, le poil est épilé, rasé, lasérifié,... en bref on s'en débarrasse comme on peut. Nous sommes conditionnés à nous en préoccuper.

    Depuis quelques décennies, les femmes enlèvent leurs poils sur les jambes,sous les aisselles, du pubis (ou maillot) avec l'apparition de la pornographie et parfois même des bras. La femme n'a pas de poils apparents, tout simplement.
    Les hommes eux aussi subissent des pressions, moins violente que les femmes certes, mais pas inexistantes. Trop de poils ou pas assez voilà leur problème (barbe, torse, dos, pubis, etc)

    Mais le vrai problème est : pourquoi on fait tout ça ? 

    La réponse est simple, ce sont les mœurs qui nous poussent à nous occuper de des poils. L'éducation, la pression sociale, les publicités,... toutes ses choses sont responsables de nos pensées et actes sur les poils. Les médias nous montrent des femmes sans poils, épilées, qui utilise des rasoirs, des épilateurs, c'est jolie c'est rose ça sent bon... Tandis que chez les hommes on voit des rasoirs pro super précis, mais aussi des hommes poilus avec de la barbe, des poils sous les bras, sur les jambes,... une image donc plus variée que celle de la femme.

    Mais nous pouvons faire une objection intéressante. Certaines personnes s'occupent de leur pilosité parce qu'elle ont envie de le faire. Et elles ont parfaitement le droit !

    Je n'encourage personne à s'épiler ou pas de pas le faire, j'encourage à la réflexion de chacun. Je vais vous partager mon expérience.

    Mon expérience

    ► Le commencement

    J'ai commencé à me raser les jambes tout d'abord vers l'âge de 12 ans, alors que je rentrais en 6ème au collège. J'ai tout d'abord essayé dans ma douche avec le rasoir de ma mère sans lui demander l'autorisation simplement car toutes les filles de ma classe le faisait et je me sentais un peu honteuse dans les vestiaires. De plus je trouvais que le fait d'avoir des poils et de les raser faisait de moi "une femme". Je le faisais pour faire comme les autres, mes poils étaient quasi inexistants mais je me sentais grande de tenir un rasoir dans les mains. J'ai continué à faire ça par habitude, mes jambes devenaient de plus en plus poilues, mes aisselles aussi et j'étais obligée de le faire tout le temps pour garder des jambes parfaitement lisses. Et je trouvais ça normal que tout le monde le fasse. Lors de mon arrivée au collège j'ai été très influencée par ma meilleure amie de l'époque, âgée de presque deux ans de plus que moi,  belle et populaire. Je l'admirais et je voulais être comme elle, je pense que ça m'a encouragé dans mes actes. Puis j'ai commencé à m'épiler le maillot, je devais avoir 14/15 ans environ.

    Ainsi, j'ai continué ma petite vie, à me raser avant les cours de sport et pendant l'été. Puis arrivée au lycée j'ai rencontrée mon copain et je me suis affolée (bêtement) à ce sujet. Je cherchais de nouvelles façons de me débarrasser de mes poils. Il était hors de question qu'il voit le moindre petit poil. Donc c'est ainsi que j'ai songé à l'épilation à la cire. Je me suis achetée mon premier kit d'épilation à l'âge de 16 ans. J'ai donc commencé à m'épiler le peu de poil que j'avais sur les jambes. Ca me prenait du temps, c'était une véritable corvée, ça n'enlevait pas tous mes poils, et la repousse était pénible malgré les gommages et hydrations diverses. J'avais toujours des poils incarnés, des endroits irréguliers, bref c'était pas si parfait que ce que l'avais imaginé. J'ai voulu essayer sur le maillot, j'ai hurlé de douleur, la repousse était immonde et c'était long, un vrai calvaire ! Après cette expérience pas très concluante, j'ai abandonné l'épilation et j'ai repris mon pote le rasoir.

    ► Le déclic

    Un jour je suis tombée sur la vidéo de Solange Te Parle (une de mes youtubeuse préférée, je l'aime tellement) sur les poils pubiens et ça été une révélation. J'ai enchaîné les vidéos à ce sujet sur ses femmes qui ont simplement arrêté de s'épiler. Je ne me projetais pas de le faire mais je me suis remise en question, ce qui est pour moi le plus important.

    J'ai ai parlé avec mon copain, je lui ai montré toutes les vidéos qui m'ont mené à la réflexion. Il m'a dit que je faisais ce que je voulais de mon corps, qu'il aimait bien quand j'étais rasée mais que ce n'est pas parce qu'il aime ça que je dois le faire tout temps. Il m'a juste avoué qu'il se fichait pas mal de mes poils et que ça ne l'empêchais pas de m'aimer. Je pense que son avis m'a encouragé à changer mes habitudes.

    Source : leblogdeclarad.eklablog.fr

    Depuis, je me rase de temps en temps mais je ne me prends plus la tête. Me débarrasser de mes petits poils n'est plus un fardeau pour moi. Je continue à le faire de temps en temps mais sans pression, sans douleur, sans stress. Je me rase les jambes et les aisselles quand ça me chante. Je me suis achetée une tondeuse pas chère pour le maillot que j'utilise occasionnellement. Avoir des poils n'est pas un engagement, parfois je les enlève mais ce n'est plus une obligation, ni une nécessité. Je n'ai plus de boutons, plus de poils d'incarnés, plus de rougeurs, plus d'inflammations, plus de coupures. Je me suis débarrassée de tous les produits d'épilations que je collectionnais pour ne garder qu'un seul rasoir qui me coûte presque rien et une tondeuse qui va me durer des années. J'ai simplement éliminé les aspects qui me dérangeaient le plus.

    ► Le regard des autres dans tout cela

    J'ai du parfois expliquer à des personnes qui ne comprenait pas la démarche ou j'ai simplement ouvert le sujet à des personnes qui semblaient être assez fermées dessus. On m'a souvent demandé comment mon copain réagissait au fait que je ne sois pas toujours parfaitement "clean" (quel terme ridicule comme si les poils étaient sales). J'ai pris pour habitude d'utiliser des exemples très simples et concrets : ton coloc adore les raviolis, ce n'est pas pour ça que tu ne vas pas en faire à chaque repas ? ton partenaire raffole de la lingerie sexy, ce n'est pas pour ça que tu te prives de tes culottes en coton tous les jours ? tu adores manger des sushis, ce n'est pas pour cette raison que tu en manges chaque soir ? Voilà, c'est la même chose pour les poils et ton partenaire. Je ne dis pas qu'il faut arrêter de s'épiler mais cela ne vous engage à rien d'y réfléchir, d'essayer... Et puis c'est VOTRE corps vous faites ce que vous voulez nan ?

    Pour répondre à la question, oui parfois je suis gênée des regards mais peu à peu j'ai décomplexée. Je ne me rase plus avant les cours de sport, je ne me rase pas avant chaque sortie à la plage ou à la piscine. Je ne me prends pas la tête à me débarrasser de mes poils avant de passer un week-end avec mon copain.

    ► Conséquences de vivre avec des poils

    Pour les aisselles, les poils ont tendance à retenir un peu les odeurs d'autant plus lorsqu'on ne met pas d'antitranspirant comme moi. C'est le seul mauvais aspect sinon pas de soucis. Pour les jambes, c'est pas joli, c'est pas moche non plus, c'est pas hyper voyant mais c'est pas discret non plus, c'est pas doux mais c'est pas désagréable... A part le regard des gens pas de soucis, parfois je rase car les jambes douces me manquent. Enfin pour le maillot c'est à ma grande surprise, une bonne expérience. Je me sens plus propre, plus protégée des bactéries extérieures, je me sens plus femme aussi... Je les aime bien mais parfois ils sont un peu gênant alors je les enlève. 

    Pour conclure cette petite réflexion..

    J'ai compris que le plus important ce n'est pas de faire parti du camp de ceux qui s'épile ou de ceux qui n'ont plus jamais touché un rasoir de leur vie. Avoir des poils ou ne pas en avoir c'est pas un engagement et c'est pas le vrai problème. Non le plus important c'est la réflexion autour... avoir des poils pour une femme c'est pas si grave et il faut arrêter de mettre une pression énorme dessus et d'influencer les femmes. Laissons les femmes faire leur propre choix

    Je comprend parfaitement que les filles à la pilosité abondante s'épile régulièrement car le regard des autres est critique, parfois cruel à ce sujet. D'où l'importance, je pense, d'en parler autour de vous, de façon ouverte et se poser des questions sur le sujet. Pourquoi le poil nous dégoûte ? Pourquoi on aime ne pas avoir de poil ? Pourquoi on a commencé à s'épiler ? etc etc.


    ► Partagez votre expérience en commentaire et votre rapport aux poils. J'espère que ce style d'article vous plait, j'ai bien aimé vous parler de tout ça simplement.


    Je vous embrasse et à bientôt dans un nouvel article ♥
    Clara D

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 16 Octobre à 21:19

    Je te comprends, j'ai aussi eu du mal (sur plusieurs plans) et ça fait un certain temps que je n'ai rien posté, j'ai des articles commencés plus ou moins avancés. Mais quand j'ai vu le sujet de l'article hier, je l'attendais avec impatience ^^

    Pour ma part, je m'épile les jambes en été (1 fois par mois à peu près), il y a un an je ne me mettais quasiment jamais en short parce que d'une part j'avais encore un peu de mal avec mon corps parfois mais aussi parce qu'au bout de quelques jours mon épilation n'était plus parfaite. Depuis cette année, ça va beaucoup mieux, je me sens très bien avec ma repousse d'un mois et je n'ai plus aucun problème avec le fait de retrousser mes jeans quand je ne suis pas épilée, bon par contre je n'assume pas totalement mes jambes non épilées.

    En ce qui concerne mes aisselles, j'utilisais de la crème dépilatoire toutes les semaines depuis la seconde (avant je le faisais uniquement l'été) mais c'était pareil, à la fin de la semaine je commençais à sortir des manches un peu plus longues et puis progressivement, je m'en fichais de plus en plus, j'ai décidé à partir du mois de juin de ne plus m'épiler qu'une fois toutes les deux semaines, au mois de septembre j'ai attendu trois semaines par flemme et depuis j'ai arrêté même si je sais que si j'ai plus de difficultés à l'assumer à un moment ou à un autre, je peux toujours le faire.

    Et pour le maillot, je l'avais fait une fois  à la crème dépilatoire en rentrant de la plage quand j'avais 13 ans et que je commençais tout juste à m'épiler et je m'étais sentie horriblement gênée. C'est la seule fois que je l'ai fait mais je le regrette parce que ça a quand même repoussé plus foncé. Je pense certainement utiliser une tondeuse, c'est un achat auquel je pense depuis quelques mois maintenant ^^

    Comme tu le dis, chacun devrait être libre de faire son propre choix sans subir de pression. Surtout pour quelque chose qui prend tout de même du temps, peut être douloureux et peut coûter cher.

      • Mardi 31 Octobre à 14:53

        Coucou ! Désolée de ma réponse tardive :) Je suis contente de lire ça ! On sent que tu ne te prend moins la tête et c'est génial ! Ca prend du temps de décomplexer sur les poils mais on y arrive petit à petit ;) Pour le maillot franchement la tondeuse c'est top ! On peut avoir du très court si on le souhaite ou plus long.

        Tout à fait ! Il ne faut pas se laisser influencer et que la société décide pour nous ce que nous faisons de nos poils. Et c'est très marketing au fond tout ça.

      • Mardi 7 Novembre à 20:13

        Pas grave, il m'arrive de mettre plus de temps à répondre x) Oui, c'est ça, progressivement on y arrive :) C'est sûr que c'est bien pratique ^^

        Oui, c'est incroyable de se dire qu'il n'y a pas si longtemps au final les femmes ne s'épilaient pas et on a réussi à mettre cette idée dans la tête des gens, c'est clair qu'il y a une bonne industrie là-dessus...



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